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Soins vétérinaires du cheval de sport

D’emblée, tous les chevaux sont exposés du début à la fin de leur carrière sportive à de nombreuses circonstances pouvant influencer leur bien-être général de manière négative. Parmi les exemples, citons l’entraînement intensif, les compétitions, le transport, la nutrition… Heureusement, bien des mesures peuvent être prises pour une carrière saine et durable.

Condition physique du cheval

                  Le terme de condition physique est souvent utilisé, à juste titre, pour l’endurance cardiovasculaire. En réalité, cela concerne un champ beaucoup plus vaste comprenant l’édification de fondations solides pour tous les tissus et organes requis par l’athlète équin au niveau souhaité de compétition ou de charge de travail. On atteint la condition idéale quand tissus et organes fonctionnent de façon optimale et équilibrée. Un bon programme d’entraînement augmentera progressivement la difficulté jusqu’à l’objectif souhaité. Une solide condition générale est nécessaire à l’entraînement efficace d’un athlète équin. Il ne faut jamais atteindre de point d’épuisement, source de maintes blessures. Il est donc très important d’accorder et d’ajuster le niveau de travail à la condition physique du cheval, s’assurant ainsi que l’athlète peut en absorber la charge, sans oublier la résistance des tissus. Pensons au tissu musculaire. Les muscles sont capables de gérer une certaine quantité de force, ce qu’on appelle la force musculaire maximale. Le tissu musculaire est capable de s’adapter sous l’influence de l’entraînement grâce auquel il peut fournir davantage de forces, construire de l’endurance et croître. Afin de soutenir ce processus, le cheval doit recevoir les bons nutriments. Outre une nutrition d’excellente qualité, il existe des compléments pouvant contribuer à ce processus. A l’évidence, il est important d’éviter toute blessure musculaire, surtout afin d’éviter la production de tissu cicatriciel. Heureusement, le muscle qui l’entoure peut compenser la déficience du muscle blessé. Il est essentiel de procéder à un bon échauffement et à une bonne détente. Afin de tester l’acidification des muscles avec davantage de précision, on examine les athlètes humains grâce à des moniteurs du rythme cardiaque et des niveaux de lactate. Ce processus est de plus en plus appliqué aux athlètes équins. Si l’on suspecte une blessure musculaire, il est important de de se montrer attentif et de faire examiner le cheval. Si nous soupçonnons un trouble du métabolisme musculaire, divers tests sanguins peuvent être effectués et recommandés. Les tests sanguins peuvent aussi se révéler utiles comme mesure préventive.

                  Malheureusement, tendons et ligaments réagissent très lentement à l’entraînement : il faut parfois des mois, voire des années, pour qu’ils s’adaptent à la charge de travail. Tendons et ligaments sont également des tissus à la plus longue période de guérison après une blessure. Il est donc particulièrement important d’empêcher toute blessure aux tendons et aux ligaments.

                  Les os réagissent relativement vite à l’entraînement et à une charge de travail progressive ; aux endroits de force accrue, l’os réagit en devenant plus dense. La qualité du cartilage au niveau de l’articulation doit être protégée avec soin, ce dernier n’a pas de capacité de régénération. Afin d’appliquer une charge optimale au cartilage, il est important de garder à l’esprit la conformation du cheval et ses éventuels défauts de conformation. Cela peut être optimisé par une ferrure soignée et individualisée et un bon parage des pieds.

                  Un des sujets les plus importants mais souvent oubliés est le système nerveux. Une bonne coordination implique que le cheval est capable d’exécuter correctement les mouvements et au bon moment avec des transitions fluides. Un cheval qui se déplace correctement (qui sait où se situe son corps dans l’espace et peut accomplir les exercices requis), a moins de risques de se blesser qu’un cheval désuni.

                  Grâce à un entraînement approprié, on peut accomplir de grands progrès en endurance. Le système respiratoire est largement sous-estimé. La qualité du système respiratoire dépend souvent de l’exploitation passée et présente. Litière, moisissures dans les fibres (foin) longs transports, mauvaise ventilation, camions figurent parmi les facteurs risques pouvant affecter le système respiratoire. La prévention constitue une des clefs de la gestion vétérinaire du système respiratoire chez l’athlète équin. Grâce à des examens cliniques et des techniques d’imagerie complémentaires (endoscopie, échographie, prélèvement) nous pouvons évaluer et surveiller la qualité du cœur et des poumons.

Identification des problèmes subcliniques

                  Afin d’identifier les problèmes à temps, il est essentiel de « connaître » le cheval. Des renseignements de la part du propriétaire, de l’entraîneur, du cavalier, du vétérinaire, du kinésithérapeute, du maréchal-ferrant et du dentiste contribuent à une approche multidisciplinaire nécessaire à l’indentification des problèmes dans les meilleurs délais.

                  L’entraînement d’un athlète équin implique que le cheval soit régulièrement examiné et évalué. Un bon examen clinique (en longe et monté), palpation, batterie de tests de locomotion, tout cela peut être accompagné de techniques d’imagerie. Si votre cheval ne se sent pas bien ou n’accomplit pas ses performances habituelles, n’hésitez pas à prendre contact avec nous.

Gestion des problèmes subcliniques

                  Repérer les problèmes en amont signifie souvent de meilleures chances d’une parfaite guérison. Outre les soins vétérinaires (par ex. injections, thérapie par onde de choc, thérapie au laser, programme personnalisé d’activité), une approche multidisciplinaire est fortement recommandée. Nous collaborons souvent avec des kinésithérapeutes et des maréchaux-ferrant.

Conclusion

                  Bien sûr, nous prenons tous soin de notre cheval au mieux de nos capacités, mais il existe toujours des facteurs risques pouvant conduire à des blessures. La gestion vétérinaire est une obligation pour qui souhaite entraîner ses athlètes équins en vue de compétitions. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à prendre contact avec nous.